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Diagnostic prénatal

La gravité de cette maladie peut justifier un diagnostic prénatal pour les familles qui le souhaitent.

Plusieurs approches sont possibles :

- la recherche de cassures chromosomiques sur le sang fœtal a été historiquement la première possibilité. Elle suppose un prélèvement de sang fœtal au niveau de la veine ombilicale. Ceci ne peut être fait que tardivement au cours de la grossesse et n’est pas dénué de risque pour la grossesse en cours. De rares laboratoires maîtrisent actuellement cette approche.

- pour les familles où la maladie a pu être étudiée, le gène impliqué connu et les mutations déterminées de façon précise, un diagnostic prénatal moléculaire devient possible, appelé DPN. Celui-ci est faisable sur biopsie de trophoblastes (placenta) dès la 16e semaine d’aménorrhée. C’est la technique de référence et la plus fiable.

- si les mutations ne sont pas connues, le procédé est le même que précédemment mais le délai est beaucoup plus long puisqu’il faut auparavant rechercher les mutations en cause. En pratique, l’ensemble de cette démarche ne peut généralement être menée à terme dans un délai adéquat pour une grossesse qui est déjà en cours. Il faut donc anticiper largement cette procédure.

L’identification précise des mutations peut aussi permettre un diagnostic préimplantatoire lors d’une procédure de fécondation in vitro, procédure appelée DPI. Ceci suppose néanmoins que la ou les mutations connues soient détectables sur une seule cellule ce qui n’est pas toujours le cas (à préciser avec le généticien).